Du 27 au 29 janvier 2026, le Projet WURI a organisé à Koudougou un atelier consacré à la traduction des concepts clés liés à l’Identifiant Unique électronique (IU) en langues nationales (mooré, dioula, fulfuldé et gulmacéma) et à la sensibilisation sur la protection des données à caractère personnel. Cette initiative vise à rendre le système d’identification unique accessible et compréhensible par toutes les couches de la population, condition essentielle à la réussite de l’enregistrement de masse à venir.
Les travaux ont débuté par une présentation du Projet WURI, qui vise à doter chaque personne d’une identité unique électronique, sécurisée et reconnue par l’État, afin de faciliter l’accès aux services et de renforcer l’inclusion sociale, économique et institutionnelle.
Un accent particulier a été mis sur la protection des données à caractère personnel. Le représentant de la Commission de l’Informatique et des Libertés (CIL) a pour cela, passé en revue les principes fondamentaux tels que le consentement, la finalité, la licéité, la proportionnalité, la sécurité et la confidentialité, ainsi que les droits des citoyens en matière d’information, d’accès, de rectification et de protection de leurs données. Les participants ont également été sensibilisés aux risques liés à l’environnement numérique, notamment la cybercriminalité, l’usurpation d’identité et la diffusion de fausses informations, et ont été invités à promouvoir de bonnes pratiques numériques.
Les journalistes ayant été identifiés comme des partenaires stratégiques du Projet WURI, leur rôle est essentiel pour informer, sensibiliser et mobiliser les populations, prévenir la désinformation et renforcer la confiance autour de la collecte des données à caractère personnel. L’harmonisation de la terminologie, notamment à travers la traduction des concepts clés en langues nationales, constitue un levier important pour une communication de proximité, inclusive et efficace. C’est pour cette raison que les concepts clés liés à l’Identifiant Unique ont été traduits en quatre langues nationales (mooré, dioula, gulmacéma et fulfuldé). Le Projet WURI a, pour cela, bénéficié de l’appui technique du Secrétariat permanent pour la Promotion des Langues nationales, qui a mis à sa disposition quatre spécialistes dont la contribution a été déterminante.
Les travaux de traduction en groupes linguistiques ont permis une réflexion contextualisée et adaptée aux réalités socioculturelles du pays. Cette démarche participative va contribuer à produire des messages clairs, compréhensibles et proches du langage des populations.
Les participants ont salué la pertinence de cette initiative et ont souhaité la multiplication de ce type d’activités pour assurer une mise en œuvre réussie, inclusive et durable de l’Identifiant Unique électronique au Burkina Faso.
À travers cet atelier, le Projet WURI réaffirme son engagement en faveur d’une identification unique électronique fondée sur l’inclusion, la transparence et la protection des droits des citoyens, tout en valorisant les langues nationales comme vecteurs essentiels d’appropriation et de confiance.

